Son parc de vingt hectares, aux immenses perspectives ouvertes sur le ciel, tracées en rayons de soleil et en étoiles selon les règles du nombre d’or, est l’oeuvre du paysagiste André Le Nôtre. Si l’empreinte de Le Nôtre reste intacte dans le tracé du parc, la mode des jardins paysagers à l’anglaise du XVIIIème siècle a transformé ce paysage grandiose en un parc à la fois classique et romantique où règnent des arbres tricentenaires.
Du parc et des jardins du château de Versigny, il ne reste aujourd’hui que la majesté des arbres et l’harmonie du ciel qui pointe à travers les percées de Le Nôtre. Des croquis et des plans de 1650, on peut imaginer la beauté de l’oeuvre laissée par Le Nôtre.
Le parc, classé Monument Historique en juillet 2009, est le fruit de plusieurs mutations. Si l’on excepte les jardins qui à l’époque médiévale ont reçu Charles le Chauve, et les jardins de la Renaissance dont on ne sait rien (puisqu’en faisant brûler le château féodal en 1635, le Cardinal Richelieu détruisit jusqu’à leur souvenir), l’histoire du parc de Versigny commence à partir de 1640.
Il ne reste aujourd’hui des jardins que la grande pelouse devant le Château et les fondations du bassin à proximité de l’étang.La superficie d’herbe laisse imaginer la splendeur des parterres, des broderies, du potager et de son verger ainsi que des jardins en terrasse de part et d’autre de la partie centrale. Pas moins de 10 jardiniers s’attardaient encore à entretenir ce jardin au début du XXème siècle. La guerre de 14/18 y mit malheureusement fin.
Après l’abandon des jardins au lendemain de la première guerre mondiale, le parc est saccagé de fond en comble pendant la seconde guerre mondiale. Le travail de reconstruction commence alors. Il est perturbé par les tempêtes de 1987 et de 1993. La tempête du 26 décembre 1999 vient amputer le parc d’une centaine d’arbres concentrés sur la partie gauche du point du vue principal.


















